lundi 13 septembre 2010

612. ELECTRIC LIGHT ORCHESTRA : Eldorado


* * * * * 1/2
1974
4ème album sur 13
produit par Jeff Lynne
angleterre (Birmingham)

Dans le genre chef d'oeuvre de pop orchestrale et même carrément de l'histoire de la pop, Eldorado se pose là. Là et un peu partout ailleurs. 
Difficile de trouver, dans l'histoire de la musique moderne, concept album symphonique plus brillant que ce disque. Tout y est bon. Jeff Lynne et son groupe ont réussi à   habiller de superbes chansons d'arrangements non moins superbes. Pas grand chose à reprocher. Vous allez me demander pourquoi je ne lui ai pas attribué la note maximale de six étoiles... Disons que le chant de Jeff Lynne ne me semble pas exceptionnel. Disons même que je trouve que c'est le point faible de ce disque.


Autre chose : en écoutant ce disque, me sont venues quelques réflexions.
La pop orchestrale c'est beau. Y'a pas à tortiller, quand c'est bien fait (c'est à dire pas par un lourdaud), ces cordes et ces cuivres qui viennent faire briller de mille feux la musique pop, qui lui donnent ce lustre lyrique qui fait se dresser le poil sur l'échine, on a du mal à ne pas se laisser griser. On en arrive vite à se dire que l'homme n'a rien inventé de plus flatteur pour les sens.
Ouais. Peut-être.
Et puis, après avoir écouté Eldorado (ou tout autre excellent disque de pop orchestrale), il arrive que vous enchaîniez innocemment avec un autre disque. Par exemple une compilation de folk. Et en quelques minutes, vous voilà en train de penser l'exact inverse que ce qui vous trottait dans la tête en écoutant ELO. Vous écoutez des hommes ou des femmes seuls grattant de simples guitares acoustiques. Et l'émotion vous gagne. La pureté de ces enregistrements, la splendeur nue de ces chansons vous en convainc : il n'y a rien de plus beau, en musique, que le dépouillement et qu'un artiste seul avec son instrument.
Alors quoi ? Où est la vérité ? L'ornement ou la simplicité ? A la rigueur, on s'en contrefout un peu. Peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse me direz-vous !
Et pourtant, il y a là un mystère... Comment peut-on être ému à la fois par l'un ET par l'autre ?


à écouter sur spotify

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énigme pas trop compliquée du jour (pour 1 point) : qu'est-ce qu'elle fait là aujourd'hui ? --> plein de bonnes réponses (Judy Garland joue dans Le Magicien d'Oz. L'illustration sur la pochette d'Eldorado est tiré de ce film)

10 commentaires:

Sonic Eric a dit…

La pochette est un cliché tiré du Wizard of Oz (avec Judy Garland). Jolie photo de Judy !

davnat a dit…

Mais ce sont les chaussures rouges de Dorothy/Judy/Oz que la méchante sorcière essaie de lui voler...

yosemite. a dit…

La pochette est tirée ou inspirée du magicien d'Oz avec Judy Garland.

KMS a dit…

C'est Judy Garland sur la photo, et sur la pochette ce sont ses chaussures dans Le magicien d'Oz que l'on voit.

preacher a dit…

la pochette de El Dorado, c'est une image du Magicien d'Oz, où Judy Garland joue Dorothy, il me semble

et la dernière fois, c'était un gros plan du 1er album de Blur, à la pistache !

Pphil80066 a dit…

la pochette est une image du magicien d'oz. Les chaussures rouges sont celles de Dorothy qui est interprété par Judy Garland.

The Civil Servant a dit…

Je ne connaissais point cet alboum.

J'imagine que la photo de Judy Garland fait référence au fait que la pochette correspond à une image du film Le Magicien d'Oz (en tout cas les chaussures c'est certain), ou joua Judy Garland.

Jen a dit…

Bon et bien elle, elle est là parce qu'elle a joué dans le Magicien d'Oz avec ses jolis souliers rouges sur la route de briques jaunes.

Mais vu l'heure j'imagine que tu auras déjà eu 18 commentaires pour de dire exactement la même chose !

Blague à part, quelqu'un saurait où je peux me procurer ces si jolies chaussures ? (à part chez la méchante sorcière de l'Est)

Dahu Clipperton a dit…

Ah ah ah, mais ELO c'est censé être la négation du bon goût, le genre de grosse pièce montée-chantilly-pop qu'on écoute en cachette (ou pour paraphraser Jospin, qu'on "goûte du bout des lèvres" ;D). Un coup à flinguer sa rock'n'roll credibility pour de bon...
Pour ma part je m'en fous : c'est le genre d'excès 70s dans lesquels je me vautre et me fourvoie avec volupté (je ne pourrais jamais mépriser le groupe qui a pondu "Strange magic") (dommage collatéral de la vision de "Virgin suicides"^^).

Quant à savoir comment on peut sensément écouter des musiques qui n'ont RIEN en commun, j'évite de me poser la question : au vu de ma discothèque (matérielle ou "mentalo-virtuelle"), je risquerais fort de m'interner d'office ^^

(question benête : Judy Garland, elle a pas des petites chaussures rouges dans "Le magicien d'Oz" ??)

Leroy Brown a dit…

Bien sûr qu'on peut aimer les deux...D'ailleurs je remarque également que mes préférés oscillent souvent entre le très dépouillé et le très - même si subtilement - arrangé. Alors quand un mec comme Sufjan passe de l'un à l'autre avec une classe et une aisance inégalées c'est du bonheur à l'état pur ;)