jeudi 22 mai 2008

413. COUSTEAU : Sirena

* * *
naive - 27/08/2002
2ème album sur 3
1997 auditeurs sur lastfm
8,40 e sur PriceMinister / 20 e sur Amazon
angleterre

Encore un deuxième album pas forcément raté mais qui laisse de marbre par rapport à son prédécesseur. Sirena est une suite de chansons polies chantées d'une jolie voix de crooner. Il y a de la fumée, ça sent la bière brune mais le décor ne garantissant pas l'ambiance, on s'y emmerde un peu. On finit même par se demander si les pintes ne seraient pas généreusement coupées à l'eau. Et par changer de taverne.



Cousteau
- Salome



indice pour la suite

énigme du jour (2 pts) : pourquoi aujourd'hui ?
--> bonne réponse de KillMeSarah

mercredi 21 mai 2008

no disc today

mardi 20 mai 2008

412. COUSTEAU (st)

* * * * *
naïve - 23/10/2000
1er album sur 3
2534 auditeurs sur lastfm
8,23 e sur PriceMinister / 5,32 e sur Amazon
angleterre

La vie déjà, c'est pas tous les jours fastoche. Surtout quand on est un minimum idéaliste et intègre. Et il y a de ces jours où l'on rentre épuisé chez soi après avoir passé ne serait-ce qu'une demi-heure à expliquer à quelqu'un de cher que, par exemple, le capitalisme financier est le cinquième cavalier de l'Apocalypse. Car je fais partie, voyez-vous, de ces gens un peu marginaux qui estiment que la fin du monde a lieu en ce moment même, sous nos yeux, dans un sinistre ralenti tarantinesque.
Allez expliquer à quelqu'un qui ne voit pas (ou peu) où est le problème qu'il est immoral qu'un actionnaire gagne de l'argent sur le travail d'un autre, que l'argent généré par un travailleur devrait en toute logique lui revenir en partie... Allez relever l'ironie des déclarations d'un Président voulant redonner le sens du travail à un pays lorsque ceux qui gagnent le plus dans ce même pays le font sans lever le petit doigt, simplement en faisant fructifier un capital. Arrêtez moi si je me trompe, mais l'argent, à la base, on le gagne en échange d'un travail, non ?
Il y a de ces jours où l'on s'ingénie à démontrer par a+b que la base de réflexion pour toute prise de décisions politiques devrait être les Droits de l'Homme, que ça n'est pas le cas, qu'on en est même fameusement loin, et que le plus douloureux est que tout le monde s'en satisfasse.
Il y a de ces jours où l'on se soucie juste de vivre le plus confortablement possible cette fin du monde. Et en ce qui me concerne, quand je rentre dans cet état de désespérance politique, je me précipite en général sur mes disques pour me réfugier, histoire de trouver enfin un peu de beauté dans cette ambiance d'allègre autodestruction, dans un monde immatériel qui ne serait fait que de lignes de guitare claires, d'accords de piano mineurs et de mélodies tristes mais enivrantes.
Aujourd'hui, je trouve de la beauté dans la profondeur de la voix du chanteur de Cousteau. Ce disque est, à l'instant où je vous écris, un baume que j'applique consciencieusement sur des blessures que je partage peut-être avec vous. Celles-là mêmes qui me font dire que la vie ne vaut pas la peine qu'on se donne à la vivre, qu'on y est définitivement seul et incompris, qu'il y a heureusement la musique, fruit magnifique de cet épineux, qui nous fait entrevoir ce qu'aurait pu être le monde sans la rédhibitoire scélératesse de nos semblables.

(sinon, de façon beaucoup plus prosaïque, le morceau ci-dessous m'évoque un Suede avec Stuart Staples imitant David Bowie au chant, ou un Tindersticks qui aurait pris des leçons de sensualité auprès de Bernard Butler, c'est au choix et ça revient au même.)



Cousteau
-Wish You Were Her


l'album à écouter ICI

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énigme du jour : Qui et pourquoi ?
--> bonne réponse d'El Corzo Magnifico

lundi 19 mai 2008

411. COTTON MATHER : Kontiki

* * *
rainbow quartz - 18/11/1997
2ème album sur 3
1990 auditeurs sur lastfm
11,49 e sur PriceMinister / 37,95 e sur Amazon
usa

Il va donc falloir tenter de dire quelque chose d'intéressant sur Cotton Mather. Pour commencer, apprenez que je n'irai pas grossir les rangs des thuriféraires qui m'ont fait acheter cet album. Après avoir entendu des tonnes de compliments sur ce groupe, je m'attendais forcément à un bon album. Et forcément, même si l'ensemble est loin d'être catastrophique, je ne pouvais qu'être déçu. Car si j'aime la pop et les guitares, je n'apprécie la power-pop que lorsqu'elle est imaginative et/ou lorsqu'elle se pare de ses plus beaux atours , et avec Cotton Mather, on n'y est pas !
Alors oui, les mélodies sont plutôt bonnes et les guitares tournicotent bien mais c'est de la power-pop. Rien de plus. La power-pop (quand elle est jouée comme ça), c'est de la pop les pieds dans le ciment, du grunge propre (aucun intérêt), c'est un chaînon manquant qui aurait du le rester.
Donc voilà, c'est à peine bon et très inutile. Et ça m'a fait perdre plus de cent francs à l'époque.



Cotton Mather
- Password



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énigme du jour : quel disque ?
--> bonne réponse de Dragibus

dimanche 18 mai 2008

410. ELVIS COSTELLO (and Brodsky Quartet) : The Juliet Letters

* * * * *
warner bros - 19/01/1993
14ème album sur 29 (?)
1274 auditeurs sur lastfm
2,39 euros sur PriceMinister (neuf)
angleterre

Beaucoup de lecture pour vous aujourd'hui, mais de la qui vaut le coup. J'avais promis huit points à celui qui m'écrirait le billet le plus intéressant à propos d'Elvis Costello. Vous fûtes quelques-uns à participer et je vous remercie tous d'avoir fait cet effort. Deux "copies" m'ont semblé se détacher du lot et je n'ai pas su les départager... Aucun d'entre vous ne démérita cependant, je pris un grand plaisir à tous vous lire. Vous constaterez que les deux vainqueurs (qui donc se verront attribuer chacun 4 points) ont choisi deux styles radicalement différents. L'un a choisi l'anecdote personnelle qui n'évoque Costello que de loin mais nous ravit avec ce que les comics américains millésimés appellent un "shocking ending" ; l'autre rédige un modèle de chronique "sérieuse", et l'on se demande s'il ne pourrait d'ailleurs pas faire des piges pour des magazines spécialisés. ;-)
Quoiqu'il en soit, bravo à tous et plus encore à nos deux lauréats !


Le texte du Chevreuil :

"On a déjà eu l'opportunité, sur ces pages, de débattre de l'importance réelle que des oeuvres considérées comme "classiques" (Dylan, Hendrix, Beatles, etc...) ou "cultes" (Can, Joy Division, Velvet, etc...) pouvaient revêtir dans nos petites vies d'auditeurs passionnés.
On est nombreux à reconnaître que nos panthéons personnels ressemblent finalement peu à la Discothèque Idéale selon St-Manoeuvre ou St-Beauvallet.
Et en plus on n'a même pas honte.
Voilà une bonne occasion de remettre le couvert.
Elvis Costello jouit, après 30 ans de carrière et à peu près autant d'albums, d'une respectabilité incontestée dans le monde des amateurs de rock.
Pourtant, par un effet pervers de la "perspective historique", il est de bon ton de ne retenir de Costello que ses oeuvres de jeunesse, celles où le jeune homme puisait dans la frustration, l'ironie et la malice pour sublimer le pub-rock de ses origines et épouser l'intemporalité du "classique rock". Eternelle tentation du "c'était mieux avant" (et son corollaire snob "tu peux pas comprendre") ?
Célébration d'une "pureté" ou d'une "fraîcheur" propre aux premiers disques ?
Toujours est-il qu'en ce qui me concerne, si j'apprécie énormément certains morceaux de cette poignée de premiers album (en particulier "This Year's Model"), mes disques préférés de Costello ne sont guère prestigieux : je me délecte de la grande majorité de "Spike" (disque fourre-tout à la production un peu datée, mais recelant l'immense "God's Comic"), je ne me lasse pas de "Brutal Youth" (le retour des Attractions produit par Mitchell Froom = majestueux) et j'adore ce drôle de disque intitulé "The Juliet Letters".
Pourquoi ? Parce que le songwriting est brillant (quel fan de Divine Comedy osera me contredire ?), les arrangements raffinés et inventifs, la voix de Costello splendide (pour peu qu'on adhère à son timbre singulier et son vibrato ostentatoire).
Et puis il y a les textes. Le principe de cet album, en dehors de la contrainte orchestrale (rien d'autre qu'un chanteur et un quatuor à cordes), c'est de proposer des chansons explorant les multiples ressources du mode épistolaire. On y trouve donc des lettres d'insulte (Swine), des confidences amoureuses, des messages familiaux parfumés au fiel (I Almost Had A Weakness), des messages publicitaires (This Offer Is Unrepeatable), et même un message de suicide (Dear Sweet Filthy World).
De quoi prendre la mesure des talents d'auteur d'Elvis, parolier génial, aussi à l'aise quand il s'agit d'épurer (réécoutez son I Want You, d'une littéralité bouleversante) que lorsqu'il faut traiter de sujets plus complexes (révisez donc votre Shipbuilding).
Bref : ne vous fiez pas à la pochette ringarde de cet album (Costello s'est fait une spécialité des visuels moisis) et donnez une chance à ce disque : vous ne le regretterez pas."

En cadeau, pour ceux qui ne connaissent pas bien l'oeuvre du zigue et qui aimeraient s'y mettre, une sélection perso de morceaux prélevés à diverses époques :
http://costelloforbeginners.muxtape.com


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Le texte de KillMeSarah :

Costello parano :
La mauvaise idée, c'était d'aller voir Costello en concert avec le mari de ma maîtresse. C'est lui qui avait eu l'idée. Tu viens voir Costello avec moi? Elle m'a dit tu devrais dire oui. Ca le met en confiance.
Oui, je le connaissais. Les femmes adultères sont redoutables croyez moi. Cela permettrait de se voir plus facilement si je le connaissais m'avait-elle dit.
J'aurais dû me méfier. Il préfèrait Spike et Mighty like a rose à This year's model et Imperial bedroom. Ca c'était un signe. En plus je le soupçonnais d'aimer secrètement les Juliet letters que je considère comme étant une bouse.
On s'était retrouvé devant la salle. Discussion polie en attendant la première partie.
Là tout de suite j'ai bien senti qu'il voulait m'énerver. Quand un type est entré pour s'installer devant le piano sur la scène, tout de suite il m'a dit c'est Steve Nieve. (Et alors? Tu crois que je l'avais pas reconnu? J'ai acheté mon premier Costello (This year's model) t'étais encore en primaire.) Ouais ouais j'ai dit. Je le sentais pas. Je ne savais pas encore pourquoi mais je le sentais pas ce concert.
Et là il a sorti son portable et a tapé un sms. A qui il écrit je me dis. Ca m'est venu comme une gifle. Bon sang il écrit à sa femme. J'aurais dû lui envoyer un texto avant, maintenant c'est foutu c'est trop tard, il me grille là !!! Ca m'a travaillé toute la première partie cette histoire.
Et puis l'Elvis déboule et ça tabasse tout de suite, un soir où il est en forme et les Attractions aussi. Ca arrache qu'il me sort (Je viens de le penser à l'instant. Ce type lit dans mes pensées ou quoi?). Ouais ouais j'dis (il va pas me gonfler avec ses remarques durant tout le concert non?). Et là il ressort son tel et re sms. Je le voyais appuyer sur les touches. Je me suis dit mais c'est pas vrai, il va lui en envoyer toute la soirée ou quoi. Du coup j''arrêtais pas de le guetter du coin de l'oeil. Je loupais presque tout Costello.
Ah j'adore cette chanson qu'il me dit (hein hein quelle chanson? Ah oui le type qui chante sur scène. Il me l'avait fait oublier ce con). Ouais ouais moi aussi (putain il va falloir que j'améliore mes réponses il va me prendre pour un crétin ce soir).
Je tente de me reconcentrer sur le concert. Il en est où l'Elvis là? Ah superbe. Pendant que le binoclard attaque I want you, je me dis là, je le lamine. Je sors mon tel pour appeler sa femme et lui faire écouter un extrait de cette chanson. Il faut toujours montrer son désir à sa maîtresse, là avec I want you c'est bingo. Mais une petite lumière verdâtre attire mon regard et je le vois le bras tendu avec son tel à la main. Bon sang il m'a encore grillé !!! IL L'A APPELEE AVANT MOI !!! Je fais quoi moi maintenant avec mon téléphone à la main comme un con? Je commence à le haïr sérieusement .
Ok ok du calme. Démarquons nous de la concurrence. Pas de sms, pas d'appel. Je dirais que j'étais concentré sur le concert même si je ne suis pas capable de citer la moitié des chansons jouées à cause de l'autre là et de son téléphone.
A la fin d'une chanson il se penche vers moi et me dit j'espère qu'il va jouer You belong to me (quoi?quoi? y a un message subliminal là?). Ah ouais ouais je l'adore aussi (je progresse j'ai réussi à placer un verbe). Et pan voilà que l'Elvis nous balance You belong to me toutes guitares dehors (putain il est de mèche avec lui ou quoi). Du coup il a tapoté de plus belle encore une fois sur son téléphone. J'étais maudit.
Ca a duré tout le concert comme ça. (Et en plus elle lui répond. M'a pas envoyé un seul message, elle, ce soir).
Enfin ce concert calvaire se termine et l'autre de me souffler c'était un bon concert non? (hein hein quoi? Quel concert? de quoi il me parle? Ah oui le concert) Ah ouais ouais bien bien. Tu parles j'en avais loupé les trois quarts avec ses conneries. On va boire une bière qu'il me dit (tu veux me faire boire pour que je cause hein salaud !!!). J'ai dit non non je suis fatigué je rentre.
Le lendemain elle m'a demandé ça s'est bien passé ce concert, t'as pas donné de nouvelles. Je lui explique que comme son mari n'arrêtait pas de lui envoyer des sms j'avais préféré rester discret.
Hein? De quoi tu me parles? Il ne m'a rien envoyé mon mari hier. Alors ce concert raconte?




Elvis Costello & The Brodsky Quartet -Expert Rites



indice pour la suite
(il est assez ardu celui-là...)

énigme du jour
(1pt) : ? --> bonne réponse de Davnat

samedi 17 mai 2008

409. CORNERSHOP : When I Was Born For The Seventh Time


* * * * 1/2
luaka - 1997
3ème album sur 4
22 800 auditeurs sur lastfm
5 euros sur PriceMinister (neuf)
angleterre

(explication de l'indice précédent : ben... Cornershop, quoi.)





Cornershop -Sleep On The Left Side



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énigme (peu inspirée) du
jour(1pt) : ? --> bonne réponse du Chevreuil Filiforme

jeudi 15 mai 2008

no disc today

mercredi 14 mai 2008

408. CHRIS CORNELL : Euphoria Morning

* * 1/2
interscope - 21/09/1999
1er album sur 2
66 939 auditeurs sur lastfm
6,41 euros sur PriceMinister
usa

(explication de l'indice d'hier : pochette du premier album d'Audioslave dont le chanteur est Chris Cornell)

Après SonicEric à propos de Nat King Cole, A Tombouctou Sans Mariachis fait une nouvelle fois appel à un de ses lecteurs pour évoquer un album. Aujourd'hui, l'ami Dragibus a gentiment accepté de se prêter au jeu à propos de Chris Cornell. Un grand merci à lui.

"Dans la seconde partie des années 90 Soundgarden se sépare, mais, rassurez-vous, nous reparlerons peut être de ce groupe plus tard, arrivés à la lettre "S", dans quelques ......années

Pourquoi, comment, je ne sais pas, mais certainement pour des "divergences d'ordre musical" selon l'appellation de l'orthodoxie officielle du rock and roll, ou pour ne pas avoir à jouer encore et encore "Black Hole Sun" soir après soir, salle après salle.

Comme souvent quand un groupe splitte en plein succès le chanteur se lance dans une carrière solo (Aubert après Téléphone, Peter Kingsberry après Cock Robin ou encore Matt Pokora après les Link Up). Cornell doté d'un organe surpuissant s'est dit "je chante comme un dieu, j'écrivais déjà quasiment tous les titres dans mon ancien groupe et en plus j'ai une belle gueule, alors pourquoi pas moi ?".

En 1999 sort donc ce Euphoria Morning. Mais là patatras.
Le premier titre Can't Change Me se place dans la continuité de Soundgarden avec son motif de guitare et son jeu de batterie. Mais on se dit, au bout de 3 minutes 20, que l'on doit tenir là le single de l'album, que ce morceau est certes sympatoche mais qu'il n'y a pas de quoi hurler nu sous la lune non plus.
On commence à craindre que le reste soit de ce même tonneau, agréable mais sans plus.
Et les 11 titres suivants commencent à défiler sous nos oreilles. La production est plutôt terne avec des effets électros saupoudrés de ci de là pour donner on ne sait quel effet d'ailleurs, les guitares ne sont pas vraiment au rendez vous, elles sont toutes gentilles, inoffensives, on privilégie les morceaux downtempo, c'est clairement une option plus grand public qui a été choisie.
Personnellement tout cela ne m'intéresse pas vraiment, même si parfois des relents du passé refont surface dans les titres, comme dans Follow my way mais le formatage reprend vite le dessus.
Parfois c'est carrément affreux comme sur When I'm Down où Cornell en fait trop vocalement et où il y a soudain, horreur, un solo de guitare sur fond de voix de choristes, dans un cliché du plus bel effet.

Bref Euphoria morning est un album pénible à posséder, car il ne me procure pas de plaisir en l'écoutant, sans passage(s) ou titre(s) au(x)quel(s) se raccrocher et il n'est pas suffisamment abominablement nul pour ricaner sur quelques pistes, en fin de soirée, avec des potes.
C'est juste un album banal, sans relief, transparent comme l'été, ni, surtout, réelle personnalité, comme les rayons de disquaires d'occasion en sont remplis.
Le grunge et la musique de cette scène là est bel et bien mort, mais on aurait pu rêver plus belle musique d'enterrement."

Dragibus


Chris Cornell - Can't Change Me



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énigme très foireuse
du jour(2 pts + 1pt) : Qui est cet homme, qui est ce bébé ? (et quel rapport avec l'album du jour) --> bonnes réponses de Dragibus

et là, quel rapport avec la choucroute ?

mardi 13 mai 2008

407. CORNELIUS : Fantasma

* * * *
matador - 09/1997
1er album sur 4
21 052 auditeurs sur lastfm
4,81 euros sur PriceMinister
japon

(explication de l'indice d'hier : Cornelius, personnage de Planet of the Apes)

Premier disque japonais de cette liste. Il était temps. Quoique certainement personne ne m'en aurait voulu de ne pas posséder de disque nippon. Alors oui, je vous vois venir avec vos gros sabots, il y en a plus d'un qui est déjà en train de se dire "oui, alors, connaissant l'humour régulièrement pataud de Coolbeans, il va sûrement nous dire que ce disque n'est nippon ni mauvais. Non ! ça, vous le lirez sur d'autres blogs que celui-ci. Nous ne mangeons pas de ce pain-là. Nous ne céderons pas à la tentation de cette blague éculée, sans haine (!), préférant de loin verser dans le cliché ethno-sociologique.
Le japonais, donc, mange des sushis, lit des mangas, porte un uniforme lorsqu'il va à l'école, les cheveux longs et noirs, de préférence devant le visage, lorsqu'il est un fantôme, il est parfois fan de musique, parfois fan de Mireille Mathieu, il maîtrise parfaitement l'outil informatique à l'âge de quatre ans et demi, il quitte l'adolescence à 40 ans et, enfin, il a la trouille de la moindre petite explosion atomique et apprend à nager sur des vagues de 30 mètres de haut. De tout cela, nous sommes persuadés, mais sans preuves. Enfin, de presque tout cela. Car de trois choses nous avons des preuves, apportées par ce disque même !
Premièrement, le japonais, Cornelius nous le prouve, est réellement fan de musique pop. Car Fantasma est un hommage à deux grandes figures tutélaires : Brian Wilson et Kevin Shields. Et l'allégeance est tellement palpable que c'en est gênant.
Deuxièmement, le japonais maîtrise effectivement parfaitement les machines. Ce disque est un véritable exploit de producteur. C'est même sa première qualité.
Troisièmement, le japonais reste longtemps un grand enfant, preuve en sont ces intermèdes régressifs à base de synthés Perreyens en pleine crise de tachycardie.
Ce que je pense de cet album, donc ? Ce que je viens d'en dire : c'est un hommage à la pop des Beach Boys et au rock de My Bloody Valentine magnifiquement produit et habilement mis en scène par un roi du patchwork et de la bidouille.


Cornelius - Free Fall



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énigme du jour (1 pt) : Quel rapport avec le disque du jour ? (besoin d'un peu d'aide, mais seulement pour un seul point ?) -- > bonne réponse de Gensé

lundi 12 mai 2008

406. RAMONA CORDOVA : The Boy Who Floated Freely

* * * 1/2
clapping music - 28/03/2006
1er album
2389 auditeurs sur lastfm
8,99 euros sur PriceMinister
usa

(explication de l'indice d'hier : Fugazi : Floating Boy + Throwing Muses : The Real Ramona)

Ramona Cordova a de la personnalité. Enfin... sa musique en tout cas. Inutile de nier l'évidence, ce folk minimaliste chanté d'une voix gonflée à l'hélium est identifiable entre mille. A sa sortie, The Boy Who Floated Freely fut accueilli comme une manifestation d'un nouveau messie folk. Il faut bien dire que le gars en avait la tronche, le disque (avec sifflements de petits zoziaux et tout le tremblement) n'en demandait pas tant pour surfer sur la vague neo-hippie et Ramona Cordova se voyait sûrement déjà fort bien en train de tresser des couronnes de marguerites avec la clique à Devendra. Succès d'estime pour la galette, donc. On constate, avec les stats de Lastfm (moins de 2400 auditeurs) que l'album n'est pas tant écouté que ça. Et effectivement, bonne stat ne saurait mentir, l'album est en réalité une suite anodine de chansons très stylées certes mais finalement pas impeccablement écrites. Or la production ascétique de l'ensemble met ce manque d'écriture en évidence. Plus d'apparat autour de ces ossatures aurait pu faire passer Ramona Cordova pour un bon folkeux inspiré à la voix fêlée. Il n'est en définitive qu'un autre folkeux fêlé à la voix peu inspirée.


Ramona Cordova - One Day, Someday



indice pour la suite


blind-test du jour (1 pt) --> bonne réponse de Daniel

dimanche 11 mai 2008

405. THE CORAL : Roots & Echoes

* * *
deltasonic - 06/08/2007
5ème album sur 5
36 721 auditeurs sur lastfm
9,54 euros sur PriceMinister
angleterre

(explication de l'indice d'hier : le train sur la photo était un train Corail... hum...)

Après son très bon premier album, The Coral n'a cessé de me décevoir. Chaque album suivant recélait bien une ou deux excellentes chansons mais l'ensemble était toujours sans grand relief. Ce dernier album en date (dernier du groupe ?) ne déroge pas à cette règle. Des morceaux comme Jacqueline ou Cobwebs ressortent du lot mais les morceaux s'enchaînent ici sans que le groupe semble y mettre beaucoup de passion. On a bel et bien la sensation d'entendre un groupe qui s'ennuie et nous ennuie du même coup.
Ceci dit, à voir fleurir ici et des chroniques dithyrambiques, je me demande si je ne serais pas un poil dur avec The Coral dont j'attends peut-être trop. Au rayon pop, en tout cas, bien des groupes me font beaucoup plus frétiller de joie que celui-ci...


The Coral - Cobwebs



indice pour la suite :
l'indice est le titre du morceau en blind-test ci-dessous



énigme du jour : Quel album ? --> bonne réponse de Mariaque

samedi 10 mai 2008

404. THE CORAL (st)

* * * * *
sony - 29/07/2002
1er album sur 5
113 061 auditeurs sur lastfm
4,40 euros sur PriceMinister
angleterre

(explication de l'indice d'hier : Skelly est le nom de famille du leader de The Coral)

Ce groupe me met sacrément de bonne humeur. Rien à rajouter.


The Coral - Goodbye


plus de musique ici

indice pour la suite


énigme du jour : ? --> bonne réponse du Chevreuil

jeudi 8 mai 2008

403. COPARCK : Birds, Happiness & Still Not Worried


* * *
toshiba - 2001
1er album sur 3
3571 auditeurs sur lastfm
0,90 euros sur PriceMinister
pays-bas

Coparck, un des rares représentants de la scène rock néerlandaise à être parvenu jusqu'à nos oreilles (nous ne connaissons que Caesar et Bettie Serveert à venir du même coin), a failli être un groupe passionnant.
Pour vous situer la musique de ce quatuor batave, nous vous demanderons un petit effort d'imagination. Alors donc, imaginez le groupe dEUS qui n'aurait pas la totale maîtrise de ses chansons. Imaginez aussi dEUS avec un chanteur insupportablement à côté de la plaque parfois. Imaginez les encore dans un club de jazz, occupés à jammer avec des musiciens moyennement passionnés par l'affaire. Imaginez les une dernière fois remixés par un producteur de post-trip-hop à coups de synthés.
Ainsi décrite, la musique de Coparck ne ressemble à rien ? Eh bien vous y êtes ! La musique de Coparck c'est exactement ça. De bons moments instrumentaux gâchés par un chanteur incompétent, un mélange des genres parfois réussi mais qui sent la sueur, une ambition qui pousse le groupe à trop en faire. Les deux albums suivants du groupe ont peut-être rectifié le tir mais nous n'en saurons jamais rien (à moins que l'un d'entre vous ne vienne éclairer notre lanterne) car nous n'avons pas eu envie d'en savoir plus.
Il y a sûrement une bonne part d'injustice dans tout ce qui précède (vous m'en verrez tout contrit) car le groupe a le mérite d'avoir de l'ambition. De chercher à faire une musique différente, sortant des sentiers battus. Il arrive que cela nous plaise. A condition que ce soit fort bien fait. Ce qui n'est pas tout à fait le cas ici, donc. Et par pitié, virez moi ce chanteur !

PS : J'ai pas envie de retaper tout mon texte, mais finalement la curiosité a été la plus forte et je suis allé écouter les singles des deux albums suivants sur Youtube... et je vais les rechercher activement... Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, non ?


Coparck - Filling Holes


indice pour la suite


énigme du jour : ? --> bonne réponse du Chevreuil et le joli lien qui va avec

mardi 6 mai 2008

402. THE COOPER TEMPLE CLAUSE : Make This Your Own



* * *
sequel records - 22/01/2007
3ème album sur 3
18799 auditeurs sur lastfm
16,32 euros sur Amazon / 11,42 euros sur eBay
angleterre

L'écrasante majorité des blogueurs qui écrivent sur la musique ignorent qu'ils ont le privilège de ne traiter que de la musique qu'ils aiment. Je savais en démarrant A Tombouctou Sans Mariachis qu'il y aurait fatalement des jours voire des périodes entières où je ne parlerais que de disques mineurs, voire de mauvais disques. Mais c'est justement ce qui faisait tout le sel de cette idée. Elle m'obligerait, je le savais, à tirer régulièrement des bilans de ce qu'avait été mon parcours de fan et, inévitablement, j'allais devoir , par exemple, refaire face à toutes ces attentes déçues qui émaillent la vie de tout mélomane. Vous le savez depuis hier, les albums de Cooper Temple Clause qui ont suivi leur séminal effort, font partie de ces déceptions. Ecrire donc sur ces albums, c'est inévitablement revenir sur des déceptions. Jamais agréable. Mais cela permet aussi de se poser les questions inutiles qui comptent, comme celle-ci : qu'attend-on d'un groupe dont on a tant aimé un album, qu'il soit le premier ou non ? Qu'il ne casse pas le moule, au risque de finir par tourner en rond (Oasis) ? Qu'il révolutionne sa musique au risque de nous perdre en route (Radiohead) ? Qu'il la magnifie (Mercury Rev) quitte à trop en faire (The Divine Comedy) ? Qu'il arrête la musique (The La's) ? Qu'il se noie dans le Mississippi ?
Sont-ce les albums qui sont décevants ou nos espoirs qui sont démesurés ?
Nous ne prétendrons pas répondre à ces questions ce soir. Nous nous contentons de nous les poser en ne perdant pas de vue qu'un artiste doit avant tout surprendre, et qu'il y a quelque part ici une part de début de réflexion qui laisserait à penser que les albums qui ont suivi OK Computer sont moins ratés que ceux qui ont suivi Definitely Maybe... D'un autre côté, l'artiste, c'est aussi celui qui, à travers son art, ronge toujours le même os, tentant de combattre ses démons intérieurs et de soigner ses plaies... Ah crotte, ça tendrait donc à prouver le contraire...

Ah, au fait, des groupes qui nous ont tant déçu, on pourrait attendre quoi ? Qu'ils splittent ? Eh bien c'est fait depuis avril 2007 pour The Cooper Temple Clause. Voilà une bonne chose de faite !
Je vais me resservir un panaché, tiens, fait chaud jourd'hui...


The Cooper Temple Clause - What Have You Gone And Done ?


indice pour la suite (2 pts)


énigme du jour (1 point): ? --> bonne réponse de KillMeSarah

lundi 5 mai 2008

401. THE COOPER TEMPLE CLAUSE : Kick Up The fire, And Let The Flames Break Loose

* * 1/2
morning records - 09/08/2003
2ème album sur 3
28108 auditeurs sur lastfm
6,96 euros sur Amazon / 6,39 euros sur eBay
angleterre

Jeff Buckley : Sketches For My Sweetheart The Drunk
Goldfrapp : Black Cherry
The Vines : Winning Days
Rufus Wainwright : Poses
Florent Marchet : Rio Baril
Dr. Dog : We All Belong
Clap Your Hands Say Yeah ! : Some Loud Thunder
BC Camplight : Blink Of A Nihilist
Alpha : The Impossible Thrill



The Cooper Temple Clause - Promises Promises


indice pour la suite


énigme du jour (1 point): Expliquez la liste d'albums ci-dessus (attention : critère subjectif) --> bonne réponse de Mariaque

samedi 19 avril 2008

400. THE COOPER TEMPLE CLAUSE : See This Through And Leave

* * * * *
morning records- 11/02/2002
24312 auditeurs sur lastfm
8,4 euros sur Amazon
angleterre

Le rock anglais peut schématiquement être divisé en deux grandes familles : les désespérés qui regardent en haut et les désespérés qui regardent en bas. La fierté de Morrissey lui fait garder toujours le front haut et son lyrisme jamais démenti rend son spleen aérien. La morgue des idiots d'Oasis leur interdit de baisser le regard. Et ça n'est même pas de la fierté. Juste une attitude de base de petite frappe mancunienne qui leur ordonne d'ignorer leur spleen. Tout en feintes de corps donc.
Puis il y a les groupes comme Suede qui entrent dans les deux catégories. Un chanteur que la voix incite à tutoyer les étoiles et un guitariste perdu dans ses cheveux et ses cordes, qui oublie même qu'il a peut-être un public face à lui. Et un auditeur délicieusement écartelé.
Enfin, la sémantique nous impose de classer dans la catégorie de ceux qui regardent en bas nos amis shoegazers et leurs héritiers directs. Et The Cooper Temple Clause.
Depuis que nous avons découvert ce groupe, des images nous hantent. Celles du clip de Let's Kill Music. On y voit, dans un clip plutôt par ailleurs mal ficelé, un groupe tentant de littéralement disparaître sous terre en jouant sa musique. Jamais avant ça nous n'avions à ce point eu envie, avec des musiciens, de fuir nos vies en disparaissant dans un clavier, un micro ou six cordes de guitares. L'attitude "scénique" délivrée par les six membres de The Cooper Temple Clause pendant ces quelques instants est à la fois terrifiante d'abandon et fascinante d'intensité et d'authenticité. Chacun joue sa partie dans son coin, tournant le dos aux autres, chacun dit ou chante son texte (car dans ce groupe, tout le monde chante), chacun dans son coin, mais tous en même temps, disparait brutalement dans son instrument. L'un s'écroule sous son clavier, l'autre s'écrase sur ses fûts, des guitaristes subitement hyperlaxes se retrouvent pliés en deux comme sous le poids d'une musique trop puissantes pour eux, un homme joue du tambourin comme si on lui permettait là de réaliser sa dernière volonté. Seul le bassiste, comme tous les autres animaux à sang froid, reste imperturbable, endossant le rôle de témoin impartial de ce kidnapping d'un groupe par sa propre musique.
See This Through And Leave est l'album de ce groupe qui ne nous a jamais été rendu. Celui de six jeunes types qui l'espace de quelques instants filmés auront réalisé un fantasme d'auto-destruction : empoigner une guitare, exprimer son désespoir et ce faisant, mourir.



The Cooper Temple Clause - Let's Kill Music

pour prolonger l'écoute

indice pour la suite :
"William Francis Cowper"

énigme du jour (2 points): "quel rapport entre cet album et ce film ?" --> bonne réponse de Dragibus et la preuve

jeudi 17 avril 2008

399. CONSTELLATION : Music Until Now 1997-2001

* * *
constellation - 18/11/2002
13,94 euros sur Amazon
canada

Moralement, le label Constellation est irréprochable. Il ne dévie pas d'un iota de la ligne déontologique qu'il a tracé. Initialement fondé pour permettre à une scène locale (montréalaise en l'occurrence) de s'exprimer sur scènes et d'enregistrer des disques en évitant les circuits de production et de distribution "de masse", il tient bon depuis dix bonnes années, même si l'aspect "scène" du projet a dû être rapidement abandonné. 52 albums référencés au catalogue. Une production artisanale des pochettes de disque. Un refus d'être distribué par les chaînes de magasins de disques. Constellation est donc un label engagé (et ils ne sont pas légion), militant même de la cause anticapitalisto-altermondialiste. Pour cette seule raison, cette structure est attachante.
Peut-être même pour cette unique raison.
Car l'intransigeance politique va ici de paire avec l'intransigeance musicale. La musique qu'on peut entendre sur les disques du label Constellation est une des plus exigeantes qui soit. A tel point que la production musicale du label semble parfois légèrement surfaite. Les chefs d'oeuvre De Godspeed ! You Black Emperor ou de Silver Mount Zion y côtoient des albums beaucoup plus pénibles de types avec qui on ne passerait une soirée pour rien au monde (l'effrayant Frankie Sparo par exemple). Question style, il serait peut-être réducteur d'écrire que Constellation est un label de post-rock. On écrira donc que le label est un joli catalogue de toutes les tendances existantes du post-rock. Ce qui n'est peut-être pas une formulation beaucoup plus heureuse ni moins réductrice...
En bref, le modèle économique est séduisant, le positionnement politique est courageux, l'engagement infaillible et la fidélité à ses convictions forcent l'admiration, mais la musique emmerde souvent. Mais ça n'est presque pas là l'essentiel...



Frankie Sparo - Here Comes The Future

indice pour la suite

énigme du jour (en rapport avec le label qui nous préoccupe) : "ça + ça = ?" --> bonne réponse de Lyle

mardi 15 avril 2008

no disc today

(ce qui vous donnera l'occasion de trouver le prochain disque, sachant que le Chevreuil est sur la bonne piste)

lundi 14 avril 2008

398. CONSOLE : Rocket In The Pocket

* * 1/2
1998 - payola records
2ème album sur 3
8197 auditeurs sur lastfm
7, 56 euros sur Amazon
allemagne

Décidément, l'électro c'est vraiment pas trop mon truc. Et comme l'Allemagne c'est moyennement mon truc aussi... je vous laisse imaginer ce que je pense de l'électro allemande... Et ça n'est pas le tube ici en écoute, excellent, qui me consolera d'avoir acheté cet album à l'époque. Notez bien que je n'écris pas que cet album est mauvais. C'est juste de l'électro allemande, quoi...


Console - 14 Zero Zero

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énigme du jour : "Quel rapport entre cet album et un commodore 64 ?" --> bonne réponse du Chevreuil Nerd

jeudi 10 avril 2008

396 et 397. RAY CONNIFF : Turn Around Look At Me / I Love How You Love Me / Hawaiian Album


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