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vendredi 14 novembre 2008

485. DENGUE FEVER : Venus On Earth

* * * *
m80 music - 2008
3ème album
sur 3
usa (Los Angeles) et cambodge

Moins de charme dans ce troisième épisode. L'affaire tourne un peu plus américaine que cambodgienne, la chanteuse finit par sonner comme ce qu'elle est réellement (une chanteuse de karaoké) mais il y a de nouvelles expérimentations pas inintéressantes (on frise régulièrement la "free-pop"). Pas grand chose à rajouter donc par rapport à l'album d'hier en ce qui me concerne. Et ça tombe bien parce que je manquais de temps ce soir.


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question de rapidité du jour (1 pt) : hein ? --> Hobnobs rôde la nuit

jeudi 13 novembre 2008

484. DENGUE FEVER : Escape From The Dragon House

* * * * 1/2
brg - 2005
2ème album
sur 3
usa (Los Angeles) et cambodge

Il faut aimer le kitsch et l'exotisme aussi, certes, mais l'on peut apprécier également cet album parce qu'il est un bon album de pop.
Dengue Fever est un groupe né dans le cerveau de deux frangins californiens pendant une virée au Cambodge. Sûrement séduit par la pop locale, toute imprégnée de la candeur des sixties occidentales, ils eurent l'idée a priori pas géniale-géniale de l'importer aux States. Et donc de faire subir un deuxième voyage à la pop à papa, celle psychédélique que vos vieux écoutaient en fumant du chanvre (parce que le mien était trop occupé avec ses chants scouts). Une première fois, les asiatiques en avaient fait un drôle de carambolage entre différentes époques et deux cultures en l'emmenant chez eux. Cette fois-ci, la pop retourne à l'envoyeur et les américains réinvente leur propre musique populaire en la jouant telle qu'entendue à l'autre bout du monde. Etrange anamorphose qui, et ça n'est pas le moins surprenant, fonctionne tout à fait. Il faut dire que les frangins Holtzman ne firent pas les choses à moitié. De retour dans leur Californie natale ils se mirent en tête de recruter un vocaliste capable de chanter en khmer. Et la trouvèrent en la personne de la charmante Chhom Nimol (inutile de suivre le lien si vous fantasmez régulièrement sur les suédoises) dans une boîte de nuit où la cambodgienne de naissance karaokait plus souvent qu'à son tour. Elle accepta de prêter sa voix au groupe pour reprendre des standards de la pop de là-bas dans le texte et pour chanter aussi des chansons originales écrites en anglais mais traduites en khmer. Le résultat est régulièrement savoureux. Certains morceaux (dont celui en écoute, avec un son de guitare échappé de là) ne dépareraient pas sur la BO d'un Tarantino dont l'action se déroulerait dans la pègre thai. On a aussi parfois l'impression d'entendre Giant Sand jouer dans une rizière. Loin de n'être qu'une étrangeté géographique ou une curiosité musicale, Dengue Fever est avant tout un bon groupe de rock qui démontre tous les bienfaits des métissages culturels et incite à s'intéresser davantage à son prochain.


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question du jour (1,5 pts) : Indiquez-nous par mail avant 22h08 de quelle pochette est extraite cette image. --> Davnat, Jladisco, Kiki, Dragibus, Hookie, SonicEric et JP reconnaissent Music For The Masses de Depeche Mode