mardi 25 mars 2008

383. LLOYD COLE : Antidepressant

* * * 1/2
sanctuary - 2006
6ème album sur 6 (+4 avec The Commotions)
angleterre

Allez savoir pourquoi, dans mon esprit, Lloyd Cole n'est PAS un vestige des années 80.
Alors que Dave Gahan, si. Et Edwyn Collins, mais un peu moins Que Gahan. Et Robert Smith, carrément plus que tous les autres.
Ils sont nombreux comme ça à sortir un disque de temps à autre, dont on se demande pourquoi ils n'ont pas arrêté. Pourquoi ils n'ont pas préféré s'inscrire au club de rami de leur quartier plutôt que de nous enquiquiner à faire des disques.
Lloyd Cole, je ne sais pas pourquoi, n'est pas de ceux-là. C'est un éternel jeune premier. Qui a sorti son premier album il y a quand même 24 ans (!) avec les Commotions. Un classique (aaah... Forest Fire... c'était beau...).
Depuis, l'homme qui ne sourit jamais a régulièrement sorti des disques (6 en 16 ans tout de même) sans jamais qu'on parle de lui. Lloyd Cole est la discrétion même. L'effacement fait homme. Et musicalement, il a creusé le même sillon. Toujours. Celui de la pop mélancolique. Avec plus ou moins de tristesse selon les millésimes. Celui qui nous occupe aujourd'hui, dernier en date de la discographie, est un épisode plutôt enjoué pour le bonhomme. On reste loin des B-52's, mais on a connu Lloyd plus dépressif qu'en 2006.
J'aurais donc aimé vous parler de Rattlesnakes (1984), premier album des Commotions, mais l'album a disparu avec le reste de ma collection de K7 audios. J'aurais aimé vous parler aussi du premier album solo de Lloyd Cole. Il dort avec mes autres vinyls... vous connaissez l'histoire...
Je me retrouve donc contraint de parler d'Antidepressant. Et je n'ai pas grand-chose à en dire si ce n'est qu'on s'y ennuie poliment. Que c'est très loin d'être le meilleur album de son auteur.
Mais qu'on est quelque part heureux de le réentendre chanter de sa belle voix triste.


Lloyd Cole - Woman In a Bar

indice pour la suite

énigme du jour : qui est-il ? --> bonne réponse de Sonic Eric

20 commentaires:

Kill Me Sarah a dit…

On dirait Bon Scott.

Kill Me Sarah a dit…

Mais je le sens pas...
Sinon effectivement dommage pour les précédents albums de Lloyd Cole bien meilleurs mais bon...

coolbeans a dit…

La ressemblance avec Bon Scott est effectivement là mais je ne me rappelle pas avoir vu Bon Scott ainsi grimé...

dragibus a dit…

demain Nat King Cole mais lequel ??
allez un best of je dirais

dragibus a dit…

allez celui qui s'appelle "unforgettable"

Sonic Eric a dit…

Fish, le chanteur de Marillion

coolbeans a dit…

Waouh ! Il connaît ça, le Sonic ?
Bien joué, Eric !

Sonic Eric a dit…

Si c'est ça , j'ai honte !
Quant à Lloyd, ses derniers disques ont peu d'intérêt surtout si on les compare à Gahan, justement !

Kill Me Sarah a dit…

Ah oui là je ne risquais pas de trouver c'est sûr... n'aie pas honte c'est une question de génération, j'aimais beaucoup Genesis avec Peter Gabriel quand j'avais 14/15 ans.

Sonic Eric a dit…

J'ai eu effectivement un bref passage prog à 16 ans et demie mais Marillion, j'ai toujours détesté. Imbitable, hier comme aujourd'hui. C'est le maquillage qui m'a mis sur la voie.
J'aurai préféré avoir le point sur le prochain mais bon, l'escarcelle n'est pas si remplie que je puisse me permettre de faire la fine bouche...

davnat a dit…

Un chanteur qui a composé "Lost Week-end" peut-il ne récolter que 3 étoiles et demi à Tombouctou ? Cela dit, je n'ai jamais écouté cet album dont j'ignorais jusqu'à l'existence.

davnat a dit…

Et pour demain, comme il y a le choix, je dirais aussi une petite compile qui tombe pile genre "Love songs" (de Nat King Cole).

lyle a dit…

Je l'aime bien cet album...
C'est pas grandiose, mais ca s'écoute agréablement ( plus que du Dave Gahan pour moi... )

coolbeans a dit…

@Lyle : ce qui fait donc deux Cole contre un Gahan.

@ Sonic et Kiki : J'ai été un grand fan de Marillion jusqu'au départ de Fish. :-S

@ davnat : 3 et demie, oui.

@ tous : il n' y pas le choix pour l'album de demain. L'indice est clair.

dragibus a dit…

bon évidement il est difficile à défendre le père Gahan

Depeche Mode a toujours été vu comme un groupe de gentils zozos avec coupe au gel et synthés en bandoulière

c'est vrai mais ce fut aussi un des rares groupes hyper populaire qui démocratisa les sons électroniques dans la musique plus pop(ulaire)

ils ont même réussi à se renouveler au milieu des 80's en rajoutant des lignes (simples je vous l'accorde) de vraies guitares (Personnal Jesus quand même cet espece de blues sortit de nulle part)et à rester sur le devant de la scène jusqu'à maintenant (les seuls avec U2 et les Cure)mais en même temps les Stones aussi vous me direz et on voit ce que ça donne ...

bon evidement les 2 albums solos de Gahan sont sympas mais pas de quoi se relever avec les 3 pattes cassées d'un canard

mais en même temps le Lloyd Cole doit pas non plus être de la pure balle en plastique et de toutes les façons vous n'aimez pas la new wave alors bon le Gahan c'était une cible facile hein !!!

davnat a dit…

Changement, pour demain "Cole Espanol and more, Vol 1" de Nat King Cole

Kill Me Sarah a dit…

Ah mais Depeche Mode c'était bien (c'était oui parce que là quand même...), les albums de Gahan, comment dire... on sent bien que ce n'est pas le compositeur du groupe...

Sonic Eric a dit…

Oui, Kms,Depeche Mode, c'était et c'est encore bien. Music for the masses est sans doute un des plus grands disques des eighties n'en déplaise à l'adolescent que j'étais et qui ne pouvait pas sentir le quatuor de Basildon. Vivement qu'on en soit à eux qu'on se paie une bonne vieille polémique des familles.
Du dernier Dave Gahan, Hourglass, je serai tenté de conseiller Kingdom qui prouve assurément que Martin Gore n'est pas le seul créateur du groupe.

dragibus a dit…

il n'est plus d'ailleurs le seul auteur de DM sur le "Playing with angels" Gahan a aussi co écrit des titres

sans parler de V Clarke il y a fort longtemps .....

davnat a dit…

Merde alors, Depeche Mode, c'était sûrement Dave Gahan et Martin Gore. Comme Cure, c'était Robert Smith et ... Robert Smith. D'ailleurs à l'époque de Black Celebration, les insupportables guimauves chantées par Gore avaient quand-même moins de classe que les tubes chantés par Gahan. Donc, au risque d'enfoncer quelques portes ouvertes, je dirais que DM n'est (n'était) rien sans la savante alchimie des deux. C'est d'ailleurs sans doute ce qui a poussé le sage Robert Smith à ne jamais tenter de carrière solo, puisqu'il ne peut pas se passer de... Robert Smith.