vendredi 22 octobre 2010

620. ELEFANT : Sunlight Makes Me Paranoid


* * * *
1er album sur 2
produit par Tom Clapp
usa (NYC)
rock élastique, racé mais répétitif
Elefant, c'est avant tout une énorme basse new-wave et un batteur aérien et souple. Voilà ce qui marque l'oreille aux premières écoutes.
Mais c'est aussi, malheureusement, tout le drame de la relation que je peux avoir à ce groupe. Moi qui suis d'habitude surtout conquis par la voix d'un chanteur, un son de guitare, des mélodies ou des arrangements lorsque je découvre un groupe, je vois d'un très mauvais oeil ceux que l'on remarque à leur section rythmique. C'est généralement très mauvais signe. Si l'on remarque dès les premières écoutes que le batteur est bon (ou mauvais), c'est que l'oreille n'a que ça à entendre. Sur Sunlight Makes Me Paranoid, par exemple, je vous mets au défi de dégoter un motif de guitare intéressant. Soit le guitariste manque d'imagination, soit il manque de personnalité. Pour que le bassiste parvienne à imposer son son dans chacun des morceaux de l'album, il faut vraiment que les autres gars n'aient pas grand chose à proposer d'intelligent. C'est pour ça que je ne goûte guère les musiques électroniques (qui sont à forte composante rythmique). C'est pour cette raison aussi que j'ai toujours boudé un groupe comme New Order. Quand la star du groupe est un type qui tient sa basse sur ses genoux et qu'on n'entend que lui... je fuis !
C'est donc l'impression que me laisse ce groupe. Dix fois la même rythmique déclinée en dix chansons à peine différentes les unes des autres. Alors oui c'est une bonne section rythmique. Mais non, ça ne suffit pas à faire un bon disque. Et surtout, ça ne suffit pas à me séduire.


à écouter sur spotify

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chanson traduite du jour  (pour 1 point) : un traducteur automatique a traduit une chanson célèbre... Laquelle ? "Sur une route foncée de désert, vent frais dans mon odeur chaude de cheveux de [petite queue], se levant vers le haut par l'air vers le haut en avant dans la distance, j'ai vu qu'une lumière miroitante que ma tête s'est développée lourde et ma vue s'est développée faible J'ai dû m'arrêter pour la nuit" --> Hotel California, bien sûr !

jeudi 14 octobre 2010

Fin du Marathon d'Octobre



"Voilà, c'est fini
Aujourd'hui ou demain c'est l'moment ou jamais

Peut être après demain je te retrouverai
Mais c'est fini...hum, c'est fini"



Oui, bon, c'est fini, donc.
Un marathon au petit trot. Vingt albums tout rond. 
Merci à tous pour votre participation et bravo à Thierry le Civil Servant qui aura proposé le meilleur disque du lot (à mes oreilles) !
On se retrouve peut-être au mois de novembre.
Bises.

dimanche 10 octobre 2010

Marathon D'Ecoute Du Mois D'Octobre

C'est le retour du marathon d'A Tombouctou Sans Mariachis que je ne m'étais pas imposé depuis le mois d'avril dernier.
Petit rappel du principe pour ceux qui découvriraient la chose : vous proposez un album chacun (tous genres et toutes périodes autorisés) que je me ferai la sotte obligation d'écouter. Je m'engage à tout écouter en intégralité (à condition de trouver les albums en question) et à donner un avis succinct sur chaque disque.
Comme d'habitude, vous pourrez suivre la progression du défi ici.


LOU REED - Metal Machine Music
USA 1975
musique (trop) bruitiste


Mélodiquement faible. Production un brin fouillis. 
Non, sans déc, une date dans l'histoire de la non-musique. Et je pourrai dire que je l'ai écouté une fois en entier sans tricher.


sur spotify
proposé par le rigolo Yosemite




LOWER DENS - Twin Hand Movement
USA 2010
indie-gaze volontiers instrumental


Jana Hunter en goguette indie-rock tendance grosse basse et guitares brumeuses. Très bel album pas novateur mais dont il serait idiot de se passer.


sur spotify
proposé par KillMeSarah




ALPHAVILLE - Forever Young
GB 1984
synth-pop 


grand album pop malheureusement défiguré par la production-glaciation en vogue au mitan des années 80.


sur spotify
proposé par Davnat






CLIFF BENNETT - The Rebel Rousers
GB 1965
pop de l'ère primaire


un joli échantillon de musique fossile déterré pour vous par l'archéologue en chef, Sonic Eric.


sur spotify
proposé par sonic Eric






POKETT - Three Free Trees
France 2010
musique américaine de france


de la folk, de la pop, un peu de rock inspirés des ainés d'outre-atlantique. Et un bon disque français qui plaira aux fans de Wilco et Elliott Smith (au hasard).


sur spotify
proposé par J.P.




DANGER MOUSE & SPARKLEHORSE - Dark Night Of The Soul
USA 2010
dream-team
des compos de Sparklehorse, Danger Mouse en producteur exhausteur de goût, un volumineux livret signé David Lynch et de prestigieuses voix en guests. Le chant du cygne de Mark Linkous chanté par d'autres.


sur spotify
proposé par Il Gatto


ESTRADASPHERE - Palace Of Mirrors
USA 2006
gypsy-metal / surf orchestral / post-indus / bulgarian trash / cool-jazz pop / psychedelic fusion / funk oriental /


que dire?... ce serait dommage de n'avoir jamais entendu ce disque...(sauf la dernière plage)


sur spotify
proposé par Oli4 (merci frangin !)(sans ironie aucune)




CHIMNEY FISH - Drown Sailor Drown !
USA 2009
ambient pop minimaliste
long EP plein de morceaux très courts (oui, c'est paradoxal) qui sonne comme le disque d'une Bjork fauchée, timide et qui aurait une extinction de voix. Moins désagréable que ce que mon commentaire pourrait laisser entendre, mais assez ennuyeux à la longue.


téléchargeable gratuitement ici
proposé par Lyle


FRANCOIZ BREUT - Vingt A Trente Mille Jours
France 2000
real madrid de la chanson française
Quel casting ! Dominique A, Katerine, Yann Tiersen, Pierre Bondu, Jérôme Minière, Sacha Toorop, un Kat Onoma, un Little Rabbits, un Autour de Lucie et un Calexico. Ajoutons la Françoiz en capitaine et voici un bien beau onze !


sur spotify
proposé par Hobnobs




SHARON VAN ETTEN - Epic
USA 2010
énième album country-folk


oui, cet album doit être bon mais il m'a laissé, de marbre, sur le bord du chemin. Deviendrais-je difficile (et blasé) en la matière ?


sur spotify
proposé par Erwan






WARREN ZEVON - Excitable Boy
USA 1978
musique du bac au bout à droite


album de rock'n'roll d'un parfait mais décourageant classicisme.


sur spotify
proposé par Thanu








PVT - Church With No Magic
Australie 2010
génération post-Radiohead


de bonnes choses et de moins bonnes mais surtout la confirmation que  je préfère l'album médiocre d'un groupe qui cherche que le bon album d'un groupe qui suit.


sur spotify
proposé par Dragibus




JIM YAMOURIDIS - Travellin' Blind
Australie/France 2008
bel acoustique (mais pas que)


Une guitare pas bavarde et des arrangements au compte-gouttes (mais pas que) accompagnent une sublime voix à la Leonard Cohen. Pour l'instant LA révélation de ce marathon en ce qui me concerne.


sur spotify
proposé par TheCivilServant


KEVIN COYNE - Marjory Razorblade
angleterre 1973
country-blues-rock


que ce genre me fatigue... ça endormirait un mort...


sur spotify
proposé par Dahu Clipperton








PHANTOGRAM - Eyelid Movies
USA 2010
rock électronique


J'aime très bien le label Barsuk mais ce groupe-ci ne me passionne pas. Rien de pénible ni de scandaleux. Juste une petite heure qui passe et dont on ne retient pas grand-chose.


sur spotify
proposé par Arbobo




BILL FAY - Still Some Light
angleterre 2009
musique des seventies en 2009


ne trouvant pas l'album proposé, j'ai pris la liberté d'écouter celui-ci, récent et double (43 titres). Et bien m'en a pris. Je connaissais mal Bill Fay et j'ai été séduit y compris par le guitariste bien bavard.


sur spotify
proposé par LaBuze




FEEDER - Echo Park
angleterre 2001
fun en barre


Un album que j'ai beaucoup écouté à l'époque. 12 titres, 12 tubes. Imparable. Avec le recul : une musique lourde pour la digestion mais vraiment beaucoup de fun.


sur deezer
proposé par Morgan




BRENT CASH - How Will I Know If I'm Awake
USA 2008
sunshine prop'
Brent Cash doit être un jeune homme propre sur lui, poli, gentil comme tout. Le gendre idéal, quoi. Rien à lui reprocher. Sauf que, du coup, il manque un peu de personnalité et de caractère. 


sur spotify
proposé par Vincent L.



MANIC STREET PREACHERS - Know Your Enemy
angleterre 2001
punk commercial
un bon album de la part d'un groupe punk lyrique qui s'attaque ici à tout un tas de styles (sans s'éloigner jamais de ses bases cependant). A écouter ne serait-ce que pour l'excellente "Ocean Spray".


sur spotify
proposé par Dr Strangelove




3 MUSTAPHAS 3 - Friends, Fiends and Fronds
angleterre 1991
musique des mondes


Groupe soi-disant originaire des balkans qui mélange tous les folklores du monde. Leur slogan : "Forward, in all directions !"


sur spotify
proposé par Saxophon (Joe ?)

lundi 4 octobre 2010

619. ELECTRIC SOFT PARADE : Holes In The Wall


* * * * 1/2
DB records - 2002
1er album sur 4
produit par le groupe
angleterre (Brighton)
cd

Ah que le monde est petit ! Ah que la scène rock est une grande famille ! 
A propos de famille, l'un d'entre vous saurait-il me dire s'il est plus simple de former un groupe avec son frangin qu'en passant une annonce dans le canard local ? A en croire le nombre de groupes composés de frangins ou frangines, on peut le subodorer..
Oasis et les frères Gallagher. The Breeders et les jumelles Deal. Les frères Head au sein de Shack. Les frangines Casady de Cocorosie.  Les quatre (!) Followil de Kings Of Leon. Les jumeaux Pace de Blonde Redhead. La double paire de frères et soeurs de The Magic Numbers. Les frères Reid de The Jesus And Mary Chain. Ce sont les quelques exemples me venant en vrac de fratries rocks. Sans que je puisse en déduire quoi que ce soit. Certains ont même poussé le vice jusqu'à feindre la fratrie (The White Stripes). Ce qui nous fait une belle jambe. Et ne nous expliquera pas pourquoi les frères Alex et Tom White ont fondé ensemble Electric Soft Parade.
Ah vraiment, la scène rock est une grande famille et souvent même une affaire de famille !
Et le monde est vraiment petit. Quoi ? Non ? Vous en voulez une démonstration, peut-être ? Rien de plus simple...


Voyez-vous, par exemple, les frangins White d'Electric Soft Parade s'en sont allés fonder un autre groupe, Brakes. Avec comme frontman Eamon Hamilton, ex-claviériste de British Sea Power. Et alors ? Attendez... Voilà-t-y pas que le deuxième album de British Sea Power a été produit par Graham Sutton qui n''était autre que la tête pensante de Bark Psychosis. Or, Graham Sutton de Bark Psychosis a aussi produit un des deux albums du groupe Snowpony. Vous vous rappelez de Snowpony. Un groupe dont la bassiste était Debbie Googe, ci-devant bassiste des célébrissimes My Bloody Valentine. D'ailleurs, en parlant de My Bloody Valentine, quelqu'un aurait- des nouvelles de Kevin Shields ? En dehors de ses travaux de production à droite à gauche, il pourrait lui prendre l'idée de bosser sur le successeur de Loveless, non ? C'en serait une bonne d'idée ! En 1997, par exemple, il avait produit l'album Hand It Over de Dinosaur Jr. Comme s'il était possible de produire ce groupe... Ah ah, laissez-moi rire. Il avait joué sur le disque (peut-être pour aider J Mascis dans ses soli de guitare...) et Bilinda Butcher avait même apporté ses petits choeurs diaphanes. Tout ça, c'était avant que Lou Barlow ne remontre le bout de son nez pour réenregistrer un album avec son premier groupe il y a peu. Vous vous souvenez que le binoclard de Dayton, Ohio y avait débuté à la basse avant d'aller fonder Sebadoh pour donner de l'air à son songwriting (et peut-être aussi pour reposer ses oreilles de toutes les faussetés de Dinosaur Jr). Un de mes morceaux préférés de Sebadoh, d'ailleurs, vous vous en fichez sûrement mais pour les besoins de la démonstration (qu'est-ce que je cherche à démontrer au fait ?) je vais vous le dire tout de même, est une reprise des Byrds, "...Burned". Cette reprise figure sur le long ep Sebadoh vs Helmet. Dont je n'ai jamais compris pourquoi il portait ce titre. D'autant plus que le groupe Helmet, je ne m'y suis jamais intéressé. Je sais juste qu'en 1992, l'année où Sebadoh sortait ce ep, Helmet sortait Meantime, un album produit par Steve Albini. Ah, voilà, je le connais, lui, Steve Albini. Le Pelé du rock  qui a produit ou participé à plus de mille disques, paraît-il... Et parmi ces disques, certains qu'on ne soupçonnerait pas... Saviez-vous par exemple qu'Albini avait été de la partie pour produire  Yanqui UXO, le dernier album de Godspeed You! Black Emperor ? Si ça, ça vous en bouche pas un coin ! 
Pas de trace de lui, en revanche, sur les albums de l'autre projet d'Efrim Menuck, Thee Silver Mount Zion Memorial Orchestra. Il ne peut pas être partout non plus, ce brave homme ! D'ailleurs, à propos de famille, ce groupe, Mt Zion ou quel que soit son nom à rallonge qui change à chaque album, c'est un bel exemple de famille recomposée : des musiciens qui vont qui viennent, qui participent un jour et pas l'autre. Comme la Jessica Moss qui jouait du violon depuis 2001 et qui est allé voir chez Geraldine Fibbers au bout d'un moment. Geraldine Fibbers chez qui Nels Cline, en provenance de Wilco, était venu un temps gratter les cordes. Vous voyez où je veux en venir ? Comment ça, non ? Ben vous ne voyez pas que tout ça c'est une grande famille ? Les membres de Wilco, toujours prêts à donner un coup de main à un pote pour qu'il puisse enregistrer son album. Regardez Scott Kannberg lorsqu'il a voulu enregistrer le deuxième album de son groupe Preston School Of Industry... à qui a-t-il fait appel ? Wilco, pardi ! Tiens... Scott Kannberg, c'était pas lui qui jouait de la guitare au sein des mythiques Pavement ? Siiiiii ! Et quel pseudo avait-il pris ? Spiral Stairs ! 
Et que retrouve-t-on sur la pochette de cet album d'Electric Soft Parade : des escaliers en colimaçons... 
Ah oui, vraiment, le monde est petit !!


à écouter sur spotify

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pochette muette du jour  (pour 2 points) : quel album ? --> Phil, Davnat, Oeureka et LeYéti volent deux points à la concurrence en reconnaissant Butch des Geraldine Fibbers.

mardi 28 septembre 2010

618. ELECTRIC SIX : Fire


* * * *
XL recordings - 2008
1er album sur 6
produit par Damian Mendis
usa (Detroit)
cd

Cet album, même s'il est bon, c'est avant tout deux chansons et deux clips fabuleux. L'impeccable Danger ! High Voltage  tout d'abord. Un morceau dance-punk incisif, implacable mais aussi souple qu'une gymnaste chinoise, qui y va même de son petit saxophone-braguette. Le tout accompagné d'une vidéo d'un très mauvais goût mais d'un salvateur second degré. Le doigt dans la bouche à 2'11 me plaît beaucoup. Les parties intimes luminescentes sont très classes. Vous noterez également qu'à 2'20, le sexe de l'élan sur lequel sont juchés nos deux tourtereaux s'illumine lui aussi... Le sens du détail... 
L'autre grand moment du disque, c'est l'irrésistible Gay bar. Un brûlot punk mélodique rebondissant que je pourrais, je pense, écouter une dizaine de fois à la suite sans me lasser. D'autant plus si c'est en regardant son clip extraordinaire qui situe son action à Washington en 1863 et qui montre, à la Maison Blanche, un Abraham Lincoln multi-cloné, en petit short de cuir noir serré, faire du vélo d'appartement et de la muscu, se faire faire tous les petits soins du corps qui vont bien (manucure, taillage de barbe) ou s'entraîner au pole-dancing... L'emballage regorge bien entendu de symboles phalliques et de connotations sexuelles. Le tout exsude plein pot l'homosexualité joyeuse et décomplexée. Deux chansons indispensables. Deux clips parfaitement idiots et jouissifs. 
Le reste de l'album balance entre le très bon (Dance Commander, She's White) et le dispensable (I'm The Bomb, aucun intérêt).
J'ignorais qu'Electric Six avait sorti cinq albums après celui-ci... Le deuxième, sur lequel j'avais jeté une oreille m'avait semblé bien moyen et j'avais donc cessé de m'intéresser à la discographie du groupe. A la réécoute de Fire, je me dis que je peux peut-être me contenter de ces 13 morceaux. Et après réflexion, je crois même que je pourrai me contenter de réécouter régulièrement Gay Bar et Danger ! High Voltage...


à écouter sur spotify

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pochette du jour  (pour 1 point) : voici le visuel d'un album encore à sortir. Lequel ? --> vous fûtes nombreux à identifier le nouvel album (à sortir le 4 octobre) de Yann Tiersen, Dust Lane.

lundi 27 septembre 2010

617. ELECTRIC PRESIDENT : Sleep Well


* * * 1/2
morr music - 2008
2ème album sur 3
produit par Ben Cooper
usa (Floride)
mp3

Quoi de neuf sous le soleil d'Electric President pour ce deuxième album ? Pas grand chose. Le groupe continue de creuser le sillon electro-pop à la Postal Service. Cet album est certainement plus mélodique que le précédent mais, paradoxalement,  on regarde un peu plus sa montre en l'écoutant. La formule appliquée se révèle un peu trop systématique pour passionner tout à fait. 
Voilà pour la musique. Peu de choses à dire sur ce groupe qui ne m'inspire pas des tonnes de commentaires.
Les pochettes de ses disques en revanche... Déjà, de la précédente, je vous disais qu'elle n'incitait pas trop à l'écoute. Avouez que celle de Sleep Well n'est pas bien meilleure. Elle est moins laide, certes. On ne peut pas dire qu'elle soit belle non plus. C'est juste une pochette qu'on ne voit pas. A peine regardée déjà oubliée. Un peu comme la musique du groupe, d'ailleurs. Rien qui accroche l'oeil. Un camaïeu de bleus fade. Des formes géométriques juxtaposées aléatoirement. Sans volonté manifeste de "faire beau". 
Pourtant, le groupe a choisi cette illustration pour donner une image de lui-même et de sa musique. Oui. Mais pourquoi ? Pourquoi cette illustration terne. A mon sens, une pochette de disque poursuit deux objectifs, voire trois :
1) donner envie d'écouter le disque.
2) donner une image au groupe.
3) (pourquoi pas) être un objet d'art en lui-même.


Aucun de ces objectifs ne semble ici atteint. Personne n'a envie d'écouter un disque avec une pochette quelconque. L'illustration ne correspond pas, je trouve, à la musique. Et elle n'est pas bien "jolie".
Vous me direz qu'il y a pire en matière de pochettes. Certains groupes se démarquent même de la concurrence par leur mauvais goût en la matière (citons simplement la pochette du dernier album en date de Weezer ou celle du premier Muse,  et je pense que nous tomberons tous d'accord sur ce point). 
Je ne dis pas que nous ne pouvons pas aimer un disque qui est affreusement emballé. Je dis juste que, parfois, il vaut mieux faire abstraction de l'emballage et qu'au contraire, les albums qui sont accompagnés d'un artwork soigné et de bon goût, en accord avec la musique, y trouvent une plus-value non négligeable et peuvent gagner en profondeur ou en intérêt.
Quoiqu'il en soit, cette pochette du jour me fait penser à l'art contemporain en général et aux monochromes en particulier. Il faudra un jour que je revienne là-dessus. J'ai toujours eu du mal à comprendre ces gens qui stationnent dix minutes devant ça, par exemple, dans une galerie ou un musée. Je dois être peu ouvert à l'art moderne. Ou juste pas dupe, peut-être. J'y reviendrai bientôt.


le site officiel et le  myspace du groupe

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traduction du jour  : le texte suivant est un texte d'une chanson connue traduit en ligne par un traducteur automatique. Saurez vous retrouver de quelle chanson il s'agit ? --> Les Rolling Stones : Paint It Black (c'était donné)


"Je vois qu'une porte et moi rouges le veulent avons peint le noir Aucunes couleurs plus, je veux qu'ils tournent le noir Je vois les filles marcher près habillé dans des leurs vêtements d'été où je dois tourner ma tête jusqu'à ce que mon obscurité disparaisse"

mardi 21 septembre 2010

616. ELECTRIC PRESIDENT : s/t


* * * *
morr music - 2006
1er album sur 3
produit par Ben Cooper
usa (Floride)
mp3

Electric President. Ben Cooper. Radical Face. Voilà, pour la généalogie. 
Bon nombre de jeunots vénèrent le groupe Radical Face de Ben Cooper tout en ignorant peut-être que le projet le plus important de Ben Cooper avant Radical Face fut Electric President. Un groupe qui est toujours actif d'ailleurs puisqu'un troisième album est sorti en février de cette année 2010.
Electric President, c'est un duo de musique électronique à ranger dans la même case que The Postal Service. Comprenez une rythmique parfois frénétique, parfois aux abonnés absents, des guitares acoustiques et pas mal de machines et, toujours, toujours, de jolies mélodies vocales engourdies. La recette est efficace à condition de n'être pas trop systématique. Chez The Postal Service, la sauce prend quasiment à chaque fois, chez Electric President, on s'ennuie parfois un peu. Pour quelques chansons réussies ("Good Morning Hypocrite", " Grand Machine N°12" ou "Some Crab About The Future"), il y a trop de passages un peu faibles. Enfin, de passages qu'un non-fan du genre comme moi considérera comme un peu faibles. Le groupe me fait également penser  à Department Of Eagles, groupe avec lequel j'ai toujours eu beaucoup de mal et que je connais suffisamment peu pour qu'il me soit permis de craindre que la comparaison soit abusive.
Pochette très moche qui ne donne pas envie d'écouter l'album. A quoi donc pensent les groupes lorsqu'ils décident de leur artwork ?


le site officiel et le  myspace du groupe

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pochette du jour  (pour 2 points) :  "Sur fond blanc, un bébé grassouillet seulement vêtu d'une couche. Devant lui un pistolet et des cubes sur lesquels s'inscrit le titre de l'album. L'enfant semble hésiter entre les deux et son regard se porte sur l'arme." De quel album s'agit-il ? (Preacher, Davnat, Yosemite, JP et Erwan ont reconnu ça)

lundi 20 septembre 2010

615. ELECTRIC MUSIC AKA : The Resurrection Show


* * * *
sanctuary - 2002
2ème album sur 2
produit par le groupe
angleterre
cd

Les cds vont finir par ne devenir ici que des prétextes à posts. Un cd par jour (ou presque) et un texte qui n'a rien à voir avec le disque du jour. C'est que j'en ai un peu marre d'écrire sur la musique mais pas marre de partager de la musique et pas marre d'écrire.
Bon, juste un mot quand même sur The Resurrection Show. C'est le même album que le précédent sans la surprise de la découverte. Donc c'est un peu moins bien. On notera que pour d'encore sombres histoires de procès, le groupe a dû se rebaptiser en rajoutant un "AKA" peu esthétique à son patronyme. Sinon, donc, rien n'a changé. Ou si peu que ça ne vaut pas la peine qu'on le décortique (sachez quand même que la production est bien entendu un peu plus ample).


A part ça quoi de neuf sous le soleil d'Argenteuil ? Pas grand chose sinon que ce matin, une mère d'élève (pour ceux qui me liraient depuis peu ou seraient de passage, je rappelle que je suis instituteur de maternelle) est venue m'annoncer que son fiston était à l'hôpital parce qu'il s'était fait renverser par une voiture. Le genre de nouvelle qui aide à bien débuter la semaine. Surtout quand, comme moi, on voue une haine infinie à tous ces inconscients à qui on confie un volant. 
Certes, le gosse a traversé la rue en lâchant la main de sa mère, certes il a sa part (et la mère avec) de responsabilité dans son malheur. Mais bon, quand je vois, chaque jour, l'allure à laquelle certains traversent une cité remplie d'enfants, le nombre d'infractions commises par les mêmes certains en quelques mètres de rues (feux grillés, refus de priorité, slaloms entre les ralentisseurs, parkings sauvages, mises en danger des cyclistes ou des piétons), j'en viens à douter de l'intelligence et du degré de civilisation de mes congénères. En fait, je n'en suis même plus à douter tant l'évidence me frappe dès que je suis dans la rue.
Je suis le grand défenseur d'une théorie toute personnelle à laquelle je tiens beaucoup : on conduit comme on est. C'est à dire que notre façon de conduire correspond à l'individu social que nous sommes profondément. Celui qui est incapable de comprendre qu'un code de la route est un contrat social et que toute infraction à ce code est une mise en danger d'autrui et de soi-même est simplement inapte à vivre en société. Si vous saviez les envies de meurtre qui me viennent quand je vois un type se garer en double-file. Ah oui, ça n'est en apparence qu'un détail. Et vous serez plus d'un à me rétorquer que bon, s'il n'en a que pour deux minutes à acheter ses clopes ou son pain, ça n'est pas la mort du petit cheval. Sauf que si tout le monde se comportait comme cet abruti, les rues deviendraient vite impraticables. Est-ce si dur de comprendre qu'il est interdit de se garer n'importe où pour la simple et bonne raison que ça entrave la fluidité du trafic et que ça rend la r(o)u(t)e plus dangereuse ? Alors on a des gens bien qui prennent la peine d'aller se garer là où il y a de la place quitte à marcher un peu. Et puis ceux à qui le monde appartient et qui se garent là parce que c'est là qu'ils vont. Comme les enfants de moins de quatre ans qui n'ont pas encore compris que tout ce qu'ils voient ne leur appartient pas et qui vont devoir apprendre à vivre en société en partageant intelligemment l'espace commun et la propriété collective.
Quand l'enjeu n'est qu'un encombrement de plus dans une rue, le tort est moindre. Mais lorsque les comportements immatures, asociaux et égocentriques de ces imbéciles attentent à la santé ou à la vie d'autrui (a fortiori celles d'un petit gosse de quatre ans), ça pose une autre question. Ces chauffards sont donc incapables de se projeter dans l'avenir ? D'avoir la simple conscience que leur comportement a des conséquences ? Ont-ils déjà réfléchi à ça une seule fois dans leur vie ? TOUT comportement, TOUTE décision de TOUT individu a des conséquences sur lui-même et sur son environnement. Il est interdit de faire ce qu'on veut, et surtout n'importe quoi, puisque nous vivons dans une société. Et que cette société est organisée. Et qu'il y a des lois qui sont là pour garantir que chacun respecte l'organisation de cette société. Et que parmi ces lois, il y a un truc qu'on appelle le "code de la route".
C'est pas compliqué ça, quand même, si ? Tu roules pas vite dans une ville parce que c'est DANGEREUX et que tu peux TUER quelqu'un. Tuer, ça veut dire que tu veux traverser la rue et que l'instant d'après tu n'existes plus parce qu'un connard croit qu'il est seul au monde et que l'univers lui appartient.
Put... il y a de ces trucs qui vous donnent envie pour de bon d'arrêter d'être civilisé, j'vous jure !!


Et donc cet album d'Electric Music AKA...
à écouter sur spotify

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énigme du jour (en rapport avec le post) (pour 1 point) :  trouvez le personnage mystère grâce à ces trois indices : n°1, n°2, n°3 --> la mini GT 1275 dans laquelle il mourut contre un platane, le film Velvet Goldmine sur le glam-rock puis une chanson créée par Gloria Jones qui était la conductrice de la mini. Le personnage mystère était effectivement Marc Bolan, mort sur la route à cause d'un chauffard (sa petite amie qui s'en sortit, elle, et qui est toujours vivante).

jeudi 16 septembre 2010

614. ELECTRIC MUSIC : North London Spiritualist Church


* * * * 1/2
grand royal - 2000
1er album sur 2
produit par le groupe
angleterre
cd

Puisque j'imagine qu'Electric Music n'est pas le groupe le plus connu de la planète, prenons le temps de faire une petite présentation. Le groupe est un duo anglais. Voilà. Je n'en sais pas plus.
Je n'ai d'ailleurs pas besoin d'en savoir plus pour apprécier la musique d'Electric Music. 
Notez que ce disque, c'est de plus en plus rare dans cette discothèque idéalo-personnelle que je vous dévoile depuis quatre ans, je le possède. Physiquement. J'ai le disque à la maison, quoi. Vous savez, l'objet que vous mettez dans un lecteur et qui fait de la musique. Et même, je dois dire que ce disque là, il est usé. Son boîtier en tout cas. Il n'est pas rayé car j'en prends soin, mais il est tout patiné d'avoir été manipulé. Les boîtiers de compact-discs, vous l'aurez noté, s'abîment d'ailleurs beaucoup moins joliment que les bonnes vieilles pochettes de 33 tours. Enfin bref, c'est donc  signe que je l'ai trimballé un peu partout et notamment dans ma voiture qu'il n'a en fait presque jamais quitté. D'une part parce que j'avais la paresse de remonter mes disques à l'appartement et d'autre part parce que je ne me lassais pas de l'écouter régulièrement (celui-ci et quelques autres).
Pour ceux qui ne connaissent pas Electric Music, sachez que le groupe vous plaira forcément si vous aimez déjà Doves et Elbow, par exemple. On navigue là exactement dans le même registre. Electric Music est moins ambitieux qu'Elbow et moins lyrique que Doves mais ces trois groupes forment presque un trio inséparable (dans mon esprit tout du moins).
Je pense même qu'en regroupant les meilleurs moments des albums des trois groupes, on obtiendrait un album parfaitement cohérent qu'on pourrait sans hésiter présenter comme un des meilleurs albums de l'histoire de la pop indé. On y retrouverait If The Good Times Are Killing Me, Electric Music In My Mind et 39 qui sont les trois chefs-d'oeuvre de ce premier album d'Electric Music. Mais bon, c'est une idée un peu stupide que de vouloir compiler le meilleur de trois groupes quand on peut déjà passer des heures à se régaler des albums de chacun.
à écouter sur spotify

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blind-test pub du jour (pour 1 point) : c'est entendu dans un spot de pub mais de quel morceau s'agit-il ? --> Erwan, JP et Preacher reconnaissent Let's Go Surfing par The Drums

mardi 14 septembre 2010

613. ELECTRIC LIGHT ORCHESTRA : A New World Record


* * * * 1/2
1976
6ème album sur 13
produit par Jeff Lynne
angleterre (Birmingham)

Deuxième album d'ELO consécutif (et le dernier en ce qui concerne ma discothèque) et l'occasion de prolonger le post d'hier en rebondissant sur le très bon commentaire de Dahu Clipperton. Pour mémoire, le Dahu nous disait hier "Ah ah ah, mais ELO c'est censé être la négation du bon goût, le genre de grosse pièce montée-chantilly-pop qu'on écoute en cachette (...). Un coup à flinguer sa rock'n'roll credibility pour de bon..."
Et ça , ça vaut post en réaction. 
Pas que je sois en désaccord avec Dahu Clipperton, car certains rangent effectivement ELO dans la pop honteuse. Non, c'est juste histoire d'affirmer une nouvelle fois mon mépris du bon goût. Et ma totale absence de crainte de voir entamer ma "crédibilité rock".
Pour commencer, j'ai adoré Marillion et pas mal de bouse prog (IQ, Saga entre autres) que je suis encore capable d'écouter aujourd'hui. A dose homéopathique mais capable tout de même. J'ai même été très fan de l'insupportable guitar-hero des drakkars, Yngwie Malmsteen. Je tiens même toujours son album Trilogy comme un must. Je suis également capable de fredonner du Daniel Guichard ou du Gérard Lenormand un de ces matins sous la douche. In petto, c'est vrai. Je m'arrête là pour ne pas vous lasser mais je pourrais encore vous parler de musique à la flûte de pan, des tambours du Japon ou de Rina Ketty.
Alors, à côté de tout ça, vous pensez bien qu'avouer aimer Electric Light Orchestra, ça ne me fait ni chaud ni froid. Et puis les pièces montées chantilly pop qui sont censées être la négation du bon goût... c'est comme si un anorexique me faisait remarquer que les gâteaux, c'est pas bon... Qui donc peut s'arroger le droit de décréter que telle musique est noble, telle autre de mauvais goût ? La vérité je vais vous la dire, c'est que, comme il y a le bon chasseur et le mauvais chasseur, il y a juste la bonne musique et la mauvaise musique. "La bonne musique, les mecs, ils prennent leurs instruments, ils jouent et  ils s'enregistrent, quoi. La mauvais musique, en revanche, ça n'a rien à voir : les mecs arrivent, ils prennent leurs instruments, ils jouent et ils enregistrent, quoi. Mais c'est pas pareil, quoi. Y'a la bonne musique et la mauvaise musique." 
Ah ben oui, c'est ça.
Et puis au fait : je n'ai aucune rock-credibility, moi (cf la liste "honteuse" ci-dessus) ! Du coup, je suis tranquille, je peux écrire absolument tout et n'importe quoi ! Cooool....


à écouter sur spotify

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jeu pas donné du jour (pour 2 points) : quel groupe ? -->bonne réponse de Erwan, Davnat et Oeureka qui ont reconnu Weezer